LES TOP-10 DES 10 ANS DE LA QSHL
Top-10 des histoires les plus marquantes de la QSHLPA

 

10e YATES, OLVALCHOV ET AUTRES JUNIORS

La combinaison QSHLPA/LJQSHL a vu naître plusieurs joueurs avec des personalités particulières. Évidemment, ces deux entités ont été crées dans le but de combler trois vides : 1) faire renaitre les personalités de joueurs, 2) mettre sur pied un système de repêchage de qualité, 3) rehausser la quantité de joueurs avec une personalité particulière. Si quelqu'un se souvient des diagrammes de Ven, vous aurez donc compris que cette 10e position se retrouve au croisement de ces 2 cercles.

Tout le monde sait qu'au hockey, les joueurs qui sont les plus superstitieux ou qui ont les plus gros égos sont les gardiens. Ils ont toute sortes de manies et d'habitudes qu'il ne faut pas modifier. Patrick Roy, Dominik Hasek ou encore Ray Emery sont d'excellents exemples. Darren Yates est venu combler ce vide en devenant le premier gardien depuis Luc Blouin a posséder une véritable identité. Comme c'était surement facile, il est devenu le gardien "sauté", qui pète parfois les plombs sur la glace et en-dehors de la glace. Cette personalité était heureusement accompagné d'un excellent "rating", ce qui n'a évidemment pas empêché Val d'Or de le repêcher.

Alex Olvalchov de son coté est venu combler un vide au niveau du leadership des joueurs. Aucune des grosses vedettes ne s'est établi comme un ambassadeur pour la QSHL. C'est un peu à l'image de la NHL, alors que Sidney Crosby est arrivée à une époque où Lemieux et Gretzky avaient tous deux quittés la ligue et aucun des gros noms n'avait pris la place pour faire le lien entre "partisans-hockeyeurs".

Une panoplie d'autres joueurs marginaux sont sortis du junior avec de petites personalités, comme Tristan Lamoureux qui déteste les ontariens à cause de la rivalité de son club junior (Valleyfield) et de celui de Toronto. Durant les 2 premières saisons, il n'était pas rare de voir entre 3 et 5 batailles par match entre ces deux équipes indisciplinées. D'autres comme Antti Auttii (un véritable kid-kodak qui aime être aimé), Patrick Miranda (sentiment d'infériorité envers Culley), Travis Culley et John Treble (gagner à tout prix) ou Zack Ramford (incroyablement paresseux) se sont lentement mais surement instaurés.

9e LES PROS ONT UNE COULEUR

L'arrivée d'Alexandre Lussier à la barre de la QSHLPA a mené à certaines nouvelles personalités parmis les joueurs déjà établis dans la ligue. Un survol rapide de la ligue nous permet d'identifier les plus gros "cas", tous créés aux alentours de la Y7-Y8.

Alex Murphy est devenu un haïtien à l'accent très prononcé, pensez-y, c'est un des 5 joueurs les plus craints le long d'une bande. Selon un vieux fichier de préparation au repêchage, Cam Tealy était un joueur égoïste, alors sa personalité de joueur qui parle toujours de lui à la 3e personne est venu le rappeler à ses dirigeants. Jaroslav Semecek a toujours évolué à Val d'Or, et il nous fallait un Yzerman/Sakic, le genre de joueur qui ne jouera jamais ailleurs que là où il a toujours joué. Joel Leduc (initialement créé comme un p'tit gars de la Gaspésie repêché par son club local) est devenu un joueur qui se croit capable de jouer sur une 2e ligne et qui exige d'y rester. Craig Muller est venu prendre le role de Chelios comme vétéran qui espère jouer jusqu'à 45 ans. Danny Bouchard et son 25 de LD est devenu le prochain Posmyk (joueur qui ne joue que pour le cash et pour ses stats). Finalement, Casey Hughes est devenu le syndicaliste, le président de l'association des joueurs.

8e LES FRÈROTS

Que serait la QSHL sans ses familles notables. Quand on pense aux familles on pense immédiatement aux Beranek (tchèques). Elle inclus trois branches de cousins, soit 1) Martin, 2) Rostislav et Vaclav, 3) Jiri et Tomas. Je crois même avoir déjà écris un article qui parlait du grand-père, un ancien joueur de hockey lui aussi. Vous ne serez donc pas surpris, d'ici quelques saisons, de voir arriver les fils de Martin, Rostislav et Vaclav. À la Y12, Martin aurait été âgé de 39 ans, ce qui veut dire qu'un âge logique pour son fils serait quelque part entre 10 et 14 ans. Si les Beranek n'ont pas beaucoup d'histoire outre leur quantité, on ne peut pas en dire autant des frères Blouin, des frères Lavigueur et des frères Pasipanen.

BLOUIN : Les frères Blouin ont été crées par Daniel aux débuts de la ligue, et c'était indiqués que ces deux joueurs étaient cinglés sur la glace et en dehors de la glace, et que leur personalité était louche. Avec le temps, ils se sont calmés, mais on a découvert leurs liens avec les groupes de motards criminalisés. Cela explique en partie le départ hâtif de Luc, qui a maintenant une buisiness "au noir" avec les motos, dans la région de Lévis.

LAVIGUEUR : Aussi crées par Daniel, les trois frères Lavigueur étaient des frères malpropres et maléduqués, provenant d'une région de campagne. Rémi s'est perdu avec la dissolution, mais Erik et Christian ont continués. Avec le temps, on leur a une grande difficulté à s'exprimer correctement et de mauvaises odeurs corporelles. Vu leur qualité ordinaires de joueurs, ils sont disparus plus tôt que tard de la ligue.

PASIPANEN : Ceux-ci furent crées par Francis, sans pour autant avoir eu de personalités spécifiques. Ils furent une des premières personalités crées par Alexandre à son arrivée à la QSHLPA. Ils détestent les médais (ils les fuient) et quand ils y sont forcés, ils ne répondent que par quelques mots. Selon le cheminement de leur carrière, ils pourraient aussi être tentés de quitter tôt vu leur dégoût pour les évènements reliés aux fans et aux médias.

D'autres frères ont aussi été crées, mais ceux-ci n'ont pas nécessairement de personalité. Les frères Pagé (Karl, Erik, Luke), les frères Dahlin (Samuel et Anton) les frères Lemieux (Karl et Maxime) et les frères Maltsev (Naleksei et Gennadi) sont les exemples actuels de la ligue.

7e NE PAS LES INVITER AU MÊME PARTY

S'il y a deux joueurs qu'il faut éviter d'inviter à la même fête (ou dans la même chambre de hockey), c'est bien Tyler Smith et Benoit Coronel. La personalité de Tyler Smith remonte au tout débuts de la ligue, alors que Daniel s'occupait encore un peu de la QSHLPA. Smith était un canadien anglophone qui avait accepté de se joindre à la QSHL à la condition de se retrouver dans un marché anglophone et de jouer avec des anglophones. Ses destinations étaient Montréal/Laval/Longueuil, ou encore Gatineau/Hull. Finalement, il avait accepté de se joindre à Sherbrooke (communauté anglophone à Lennoxville pour l'université Bishop's) afin d'évoluer avec un autre canadien (Corey Miller) et un américain (Clint Eastwood) sur la première ligne. La personalité de Smith est une des seules à avoir perduré à travers les années, car il s'est effectivement toujours retrouvé sur des équipes anglophones (ensuite à Montréal, puis à Tremblant).

Si Tyler Smith existait, alors il lui fallait un équivalent pour le Québec. C'est alors qu'est né Benoit Coronel. Je ne me souviens plus si Pascal Perreault (alors DG de Sorel) avait fait mention d'un petit coté "patriotique" chez Coronel, mais n'empêche qu'il est rapidement devenu un québécois pur-et-dur. Dès le moment où il a commencé à avoir une plus grosse personalité, il a commencé à avoir des ennuis avec les 2 autres gros noms de Sorel, soit Jason Firth et Rhett Williams (tous deux canadiens). Avec le temps, il a commencé à s'établir comme le véritable leader de cette équipe, exigent régulièrement à son coach et son DG une plus grande quantité de joueurs vedette québécois pour l'accompagner.

Évidemment, le temps passe et d'autres joueurs de ce type d'ajoutent à la ligue. Puisque le Canada et le Québec avaient leurs emblêmes, les USA ont emboîtés le pas. Falco Johnson, repêché par Laval, suivera ces grandes lignes, tout en étant un peu plus modéré. Peut-être qu'un jour, il y aura aussi ce genre de joueur pour certains pays européens, quoique logiquement, s'ils sont si attachés à leur pays, ils ne viendront pas jouer ici.

6e LA BLESSURE DE BERANEK

Au tout début de sa 3e saison, Tomas Beranek a souvert une grave blessure. Une dure mise en échec d'un joueur de Valleyfield l'a sorti de facon indéfinie. Selon FHL, il avait une condition physique de 25, soit le minimum possible. Voyant ceci, le président en a profité pour créer une petite histoire.

Il s'est assuré que Beranek ne se rétablirait pas trop rapidement et a annoncé la grave blessure de Beranek et que cela pourrait lui nuire dans sa carrière. Il s'agissait d'une solide commotion cérébrale de type II et qu'une prochaine comotion pourrait terminer sa carrière. On remettait même en doute son entrée dans la QSHL, tellement il était démoli. Cela devenait intéressant puisque c'était l'année de son repêchage et après sa saison recrue, il était classé au premier rang. Heureusement, il s'est remis sur pied rapidement puis a pu jouer une vingtaine de parties à la fin de la saison.

Suite à l'histoire, la position de Beranek au classement s'est énormément promené, passant de premier à vingtième, terminant aux alentours du 10-12e rang. Il a finalement été sélectionné par le Traffic de Montréal au 8e rang. Ce que peu de gens savent, c'est que Beranek a véritablement souffert de sa blessure. Certaines de ses cotes ont été revues à la baisse suite à sa blessure et il était passé d'un 80 OV à un 73 OV. Sa durabilité, entre autres, était rendu au niveau de Marty Reese. Heureusement pour Montréal (ou tout autre club qui l'aurait repêché), il y a eu un problème lors des rerates cette saison morte là, et il avait repris ses cotes de 80 OV. Lussier a pris soin de l'abaisser à nouveau, mais seulement aux alentours de 75 cette fois-ci.

5e L'ARRESTATION DE RUFUS

Une saison plus tôt, le repêchage de la QSHL avait aussi été marqué par une drôle d'histoire. En effet, un joueur de 17 ans a été retrouvé en possession de cocaïne (et en avait consommé), dans un sauna gai aux petites heures du matin. C'était le début des aveux de Rufus Wrainright, un talentueux joueur de centre classé dans le top-5 pour le repêchage qui allait suivre.

Wrainright a avoué son orientation sexuelle, disant qu'il préfère les hommes aux femmes. Il a aussi expliqué la présence de cocaïne en disant qu'il s'agit d'un évènement isolé et que la coke appartenait à son copain de l'époque -- un homme qu'il disait qu'il ne fréquenterais plus. Wrainright a été suspendu pour quelques parties le temps que l'enquête se termine et il a été lavé de toute accusation. Il a pu terminer sa saison en paix. Par contre, sa valeur a largement diminuée au repêchage, les experts n'étant pas convaincu qu'il n'aurait pas de problème de consommation durant sa carrière. C'est finalement Val d'Or qui a mis la main sur lui au 12e rang, une position normale puisqu'il était le 12e meilleur joueur cette saison là. Jusqu'à date, Wrainright se comporte à merveille et même s'il est souvent victime de mauvaises blagues sur la glace, cela ne l'empêche pas de mener à terme sa carrière.

Contrairement à Beranek, les cotes de Wrainright n'ont pas été modifiés. Certains avaient toutefois identifiés ce joueur a son entrée à 16 ans vu la ressemblance de nom avec le chanteur homosexuel Rufus Wainwright.

4e LA CONFÉRENCE DE PRESSE

Contrairement à certains autres évènements, celui-ci a été créé de toute pièces et ne servait pas à justifier quelque chose (vous comprendrez en voyant le top-3). En fait, à l'origine, il faut savoir que cette conférence de presse voulait sensibiliser certaines personnes au "réalisme" qu'impliquait certaines choses, comme les transactions hâtives de certains joueurs. Etienne Roy était UFA à la saison morte Y9 et il était un des joueurs de défense très convoité. Il signe à Laval pour quelques saisons, puis quelques semaines plus tard, il est échangé à Valcourt. Aucune règle officielle n'empêche ceci, mais au niveau du réalisme, il faut comprendre que Roy n'était pas des plus heureux. Un peu comme Ales Kaberle, qui est passé de RDL à Laval, puis rapidement de Laval à Rouyn, où il a été suspendu plus souvent qu'a son tour étant donné que l'équipe était au-delà du plafond salarial. Et pendant ce temps, des vétérans tels que Andrew Reynolds à Rouyn et Rick Regan à Mercier (qui avait pourtant exigé de jouer pro sinon il allait à la retraite) pourrissaient sur les clubs-écoles. L'association des joueurs n'était vraiment pas heureuse, en ce milieu de Y9.

Les joueurs n'ont pas boycotté, mais il fut annoncé plusieurs jours à l'avance qu'une importante réunion impliquant de nombreux joueurs et représentants avait eu lieu. Le "build-up" de l'histoire avait été bien monté, et tous les DGs avaient bien hâte de savoir quel était le sujet de cette réunion si importante. Le texte qui résumait la réunion expliquait aux DGs qu'à partir de maintenant, les joueurs allaient exiger d'être mieux traîtés : des clauses de non-échange, des clauses pour jouer PRO, des plaintes de vétérans pris sur le club école à cause de leur salaire, etc.

La réunion aura eu un effet bénifique. Plusieurs vétérans demandent maintenant la clause, alors que parfois certains DGs utilisent même cet argument pour convaincre des UFAs de signer avec eux, ou des RFAs de signer à long-terme. De plus, avec le nouveau simulateur, il existe maintenant une nouvelle règle qui empêche un DG d'envoyer un joueur qui gagne 1.5M et plus sur son club-école. Les joueurs sont mieux traîtés par les DGs depuis cette réunion, bien que cela n'ait pas empêché Gatineau d'échanger Tommi Tiikanen durant la 2e année d'un contrat de 4 ans où il avait obtenu une clause de non-échange.

Cette histoire fut importante pour la ligue vu les changements qui furent apportés, pour l'originalité du sujet, et pour l'attente créée par la QSHLPA avant de pouvoir enfin connaitre les secrets derrières les réunions de Casey Hughes.

 

Et qu'en est-il du top-3?