LES TOP-10 DES 10 ANS DE LA QSHL
Top-10 des meilleurs gardiens de l'histoire de la QSHL

 

10e DARREN YATES ET TRAVIS CULLEY

Le jeune gardien des Forestiers a un brillant avenir devant lui. En plus d'avoir remporté la totalité des prix alloués aux gardiens durant sa carrière junior, il l'a terminée avec les plus prestigieux trophés en dehors de la QSHL. Il a gagné la Coupe Junior et le MVP des séries. Dans la QSHL, il a amorcé sa carrière avec un club ordinaire qu'il a mené en séries. Mieux encore, il les a mené à la finale de la Coupe Masters en tant que recrue. S'il peut faire tout ca à 19 ans, imaginez ce qui l'attend pour les années à venir.

Travis Culley a eu le même genre de parcours. À 18 ans, il a gagné la Coupe Junior avec New York, dans l'ancienne ligue mondiale. À 19 ans dans la LJQSHL, il a mené Valleyfield à la finale de la Coupe sans toutefois l'emporter. Puis à 20 ans, il a fait le saut dans la grande ligue avec un club ordinaire, celui de Mercier. Il a aussitot mené son club en finale de la Coupe Masters. Maintenant agé de 23 ans, il n'a que 3 saisons sous la ceinture mais il se place déjà au 17e rang des gardiens les plus victorieux et au 16e rang pour les blanchissages.

Ces deux gardiens n'ont pas marqués la première décénie de la ligue, mais à les voir aller avec tant de confiance, on comprend qu'ils sont, en date de la Y10, parmi les 10 meilleurs gardiens de l'histoire de la ligue.

9e JEAN-GUY HÉBERT

Si seulement la ligue avait commencé à la Y(-10), on aurait vu 10 saisons de plus de JG Hébert. On aurait surement vu le meilleur de lui, en fait. Avec une fiche de .540 carrière, il se compare bien avec les meilleurs de sa génération. Il a accumulé 141 victoires en 4 saisons, avec Beauport et Val d'Or. Il se classe au premier rang des gardiens qui ont joué 4 saisons ou moins, puis s'il voudrait se comparer avec les gardiens qui ont joués 5 saisons (Turek et Chibirev), il lui faudrait 43 victoires pour passer devant.

Hébert a recu une seule nomination en 4 ans pour le trophé Roy, soit à la Y2 quand il a connu une saison de 41 victoires. Il avait d'ailleurs remporté le prix en question.

8e OLEG CHIBIREV

Il était déjà un vétéran lorsqu'il s'est ammené dans la ligue, et pourtant le vétéran russe aura été une véritable muraille pendant quelques saisons sans toutefois impressionner la majorité des gens. C'est qu'il n'aura jamais réussi à convaincre quiconque qu'il était un gardien solide en séries. Il ne s'est jamais rendu en finale en 5 saisons et sa meilleure performance aura été de 6 victoires en séries...

En saison, Chibirev demeure une machine. Sa moyenne en carrière de 3.00 est meilleure que celle d'Auger, Blouin ou Shapiro, d'autres gardiens comparables à Chibirev. Il a conservé un pourcentage de victoire de 55%, ce qui est acceptable pour un gardien de son niveau.

Avec 182 victoires en carrière, Chibirev s'accroche au top-10 de la ligue. Avec le temps, de plus jeunes gardiens viendront rapidement le déloger. Pour le moment, son nom demeure, mais d'ici peu, il ne restera que quelques souvenirs de ce gardien solide et constant, quoique peu flamboyant.

7e MAXIM LAJEUNESSE

Le parcours n'aura pas été facile pour Maxim Lajeunesse, le plus vieux des deux frères (Philippe a 4 ans de moins). Il a commencé sa carrière à Val d'Or à l'age de 23 ans. Ce jeune homme a mené les Forestiers en finale de la Coupe Masters, après une saison de 37 victoires et d'une moyenne inférieure à 3.00. Ce beau début de conte de fées n'aura duré que 3 ans. Après une bonne Y2 qui s'est sovlé par une élimination rapide, il s'est effondré à la Y3 -- et son équipe n'a pas participé au bal du printemps. C'est alors que le DG Yannick Fortier a emmené du renfort en Jean-Guy Hébert. Le vétéran a aussitot pris les commandes du filet et Lajeunesse a terminé sa pré-dissolution comme réserviste.

Au retour de la dissolution, la ligue avait changé, et le visage des Forestiers s'est détérioré. Au même rythme que son équipe s'est effondré, Lajeunesse a vu ses statistiques empirer de facon constante entre la Y5 et la Y7, soit sa dernière saison à VDO. À la Y8, il s'est retrouvé à RDL et il a obtenu sa meilleure moyenne depuis la Y3, passant même au-travers de Valcourt en séries.

Finalement, durant la Y9, une transaction allait finalement replacer Lajeunesse parmi ce top-10. Il s'est retrouvé à Laval -- où il a conservé sa meilleure moyenne depuis la Y1. Enfin, on revoyait le Lajeunesse des beaux jours. Il a traîné son équipe jusqu'en finale, où il a éliminé Valcourt pour remporter sa première Coupe Masters... et son premier trophé MVP de séries. Il semble vouloir terminer sa carrière en beauté, puisque l'année suivante, malgré une élimination rapide, il enclanche un sommet de 38 victoires et devient le récipiendaire du trophé Roy remis au meilleur gardien.

6e PETE SHAPIRO

Le plus grand exploit de Shapiro restera surement sa Coupe Masters -- le premier gardien de l'histoire à la remporter. Alors avec Chicoutimi, le canadien Shapiro a mené une puissance offensive aux grands honneurs sans être responsable de ces victoires. Ironiquement, Shapiro détenait le record jusqu'à cette année de la pire moyenne pour un gardien couronné champion. Son score de 3.06 (le seul au-dessus de 2.80) aura été largement battu par Per Ohman du Rock, qui a conservé une moyenne affreuse de 3.41.

Qu'importe, Shapiro avait l'âme d'un gagnant. En 8 saisons dans la ligue, il a fait 5 fois les séries et 3 fois la finale. Cette moyenne de 38% de sa carrière en finale se classe facilement au deuxième rang, tout juste derrière Jan Trulis qui compte 4 finales 10 ans. Sa moyenne en séries se situe à 0.39 plus bas qu'en saison, faisant de lui un joueur qui sait jouer quand ca compte.

Le problème avec Shapiro, c'est que ses statistiques ne sont pas si glorieuses. Il a toujours su compter sur une bonne offensive, et les autres années, il a simplement coulé avec de mauvais clubs -- soit à la Y3 à Chicoutimi, avant d'être échangé, puis à la Y7 avec le club d'expension de Valcourt. À 243 victoires, il a décidé qu'il en avait assez.

5e STEPHANE AUGER

Auger a fait une chose que peu de gardiens ont fait durant leur carrière : il s'est promené d'une équipe à l'autre. Il a amorcé sa carrière à Gatineau, puis a passé à RDL avant la dissolution. Il y est resté jusqu'à la Y7, où il est allé rejoindre Laval. Finalement, il est retourné à RDL durant la saison Y9, quand les Gangsters et le Tracteur ont changés leurs gardiens de but.

Il n'est pas le meilleur gardien en série. Si l'on oublie la Y7 alors qu'il a mené Laval à un seul match de la victoire, il a eu 5 participations et 5 éliminations rapides. Sa fiche en séries s'élève donc à 17-24-0, incluant 2 séries remportées contre 6 séries perdues. En saison, Auger n'a conservé que 3.04 de moyenne. Par contre, ses 35 blanchissages le place au 3e rang de l'histoire de la ligue, derrière Trulis et Roy, puis looooin devant les Lajeunesse, Tanguay, Shapiro...

Auger est le troisième gardien le plus victorieux de l'histoire de cette ligue, et même s'il doit prendre sa retraite d'ici deux ou trois ans, sa fiche de 321 victoires n'est pas encore menacée par les gardiens plus jeunes. Il a été nominé 5 fois pour le trophé Roy -- l'ayant emporté seulement une fois, soit à la Y9.

4e LUC BLOUIN

Certains ne seront pas d'accord avec la sélection aussi haute de Blouin. D'autres croient plutot que Monsieur Séries aurait mérité sa place dans le top-3. C'est donc pourquoi la 4e position semble le juste-milieu idéal pour le controversé gardien des Empereurs de Québec, parti à la retraite quelques saisons avant son temps.

Il joue à peine pour .500 (sa fiche se situe exactement à .507), ce qui ne ressemble pas du tout aux autres gardiens de ce top-10. Là où Blouin excelle, c'est en situation importante. En séries, sa fiche augmente soudainement à 0.537 grace à une fiche de 43-37-0. Sa moyenne de buts alloués se situe à 3.20 en saison, mais elle diminue à 2.79 en séries -- une différence de 0.41. Seul Pete Shapiro peut se vanter d'avoir réussi pareil exploit avec une diminution de 0.39.

Empereur un jour, Empereur toujours, Blouin a donc participé aux deux conquêtes de la Coupe Masters de son équipe (Y6, Y8). Les deux fois, il a combiné la conquête avec le trophé du meilleur joueur des séries. Seuls Yan Tessier et Jean-Sébastien Roy ont aussi réussi pareil exploit. Blouin a aussi été nominé à 2 reprises pour le trophée Roy -- et il l'a remporté à la Y1. Ce trophé lui aura mis la barre trop haute pour la Y2, alors qu'il a remporté le trophée du joueur le plus décevant de la ligue.

 

Et qu'en est-il du top-3?